De Buenos Aires à Caracas
Notre journal de bord avec photos d'un périple en sac à dos en Amérique Latine de Buenos Aires à Caracas en passant par la Terre de feu puis le Chili, la Bolivie, le Pérou, l'Equateur (y compris les îles Galapagos) et la Colombie.


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Los Roques, ou comment finir un voyage de 5 mois en beauté!

Le lendemain nous nous envolons donc vers Los Roques et plus spécifiquement Gran Roque, l'île principale de l'archipel. En arrivant au dessus de l'archipel, nous savons déjà que nous avons fait le bon choix: nous découvrons pleins de petits îlots bordés de sable et entourés d'une eau si clair et avec des dégradés de couleurs tellement somptueux, qu'il nous est difficile d'en croire nos yeux! En descendant de l'avion, nous nous disons vite que si le paradis existe sur terre, on vient de le trouver!

Ce qui rend cet archipel encore plus appréciable est le fait qu'il est possible de camper gratuitement sur 6 ou 7 îles différentes, (de Gran Roque, la seule île qui possède véritablement un village avec des facilités, à l'île déserte…)

Le lendemain, nous partons pour Cayo de Agua, une île où il n'est malheureusement pas permis de camper mais qui, selon le Guardaparque (le garde du parc) est une des plus belles îles de l'archipel. Et, ça ne doit pas être faux! C'est une île déserte en deux parties reliées par une bande de sable peu profonde, qui permet de relier les deux îles à pied! Pour le paysage et la couleur de l'eau, on vous laisse juger par vous-même…

  

 

 
 
 
 
 
 
 
 
Petite exploration sous-marine pas désagréable où on a découvert des gros poissons de toutes les couleurs! 
 

 

 

Oui oui, c'est bien un aquarium, mais naturel! 

 

 

 

Le lendemain, nous replions tout notre équipement en vue de camper sur une autre île. La seule possibilité ce jour là est Franciski… qu'importe, toutes les îles sont magnifiques.

Mais au moment d'embarquer, nous recroisons un couple d'italiens rencontré la veille, qui a jeté un œil à la météo. Il nous annonce qu'une tempête tropicale devrait arriver sur l'archipel le soir même et une autre personne nous le confirme (il en rajoute même, en nous parlant de cyclone….) Nous décidons alors de revenir sur Gran Roque où des habitants pourront nous héberger en cas de réel cyclone… (on a bien pensé à prendre une chambre dans une posada pour cette nuit-là mais… la moins chère était de $100, ça calme!… D'ailleurs on a compris pourquoi tout les touristes qu'on croisait ne paraissait pas appartenir à la même classe sociale que nous… et que certains se permettait de nous jeter des regards méprisants en nous voyant tout crade!)

Bref, on a passé la tempête tropicale dans la tente, et on s'en est pas trop mal sorti, on a même pas trop mal dormi! Mais on a compris qu'en étant sur l'île principale, on était bien plus abrité du vent que sur les autres îles…

Le lendemain, rebelote, avis de tempête de soir même, on va donc à Madriski pour la journée, puis retour au camping.

 

On s'en lasse pas! 

  

 
 

  

 

 

 

Nous avons donc dormi beaucoup plus à Gran Roque que prévu. Heureusement, nous avons connu nos voisins campeurs, (principalement des français, à croire que tous les autres sont assez riches pour se payer des chambres à $150…:)) en une famille Vénézuélienne avec qui on passait les soirées.

 

Nous avons enfin réussi à dormir sur une île déserte (ou enfin presque, il y avait, en fait, un micro-village à l'autre bout de l'île…) le jour d'après. Une île également superbe, nommée Crasqui. Quel bonheur de dormir sur une plage magnifique et déserte mais surtout de se réveiller là, avec comme seuls perturbateurs les pélicans et les mouettes!!

 

Vue de notre site de camping... 

  

 
 

 

La plage au réveil 

 

  

 

 

La fabrication un peu laborieuse et surtout sommaire de notre parasol... indispensable sans ombre et sous ce soleil! 

 

 

Dans une eau de cette couleur, on se prête vite au jeu des poissons...  

 

 

 

 

 

Et enfin, le dernier jour, histoire de finir en beauté, nous avons fait notre baptême de plongée dans le plus bel aquarium du monde! L'archipel contient la 2e plus grande barrière de corail du monde… et du coup les coraux et les poissons sont sensationnelles. Bon les photos ne sont pas sensass elles, mais bon on fait avec ce qu'on a… En tout cas pour un baptême on aurait pu choisir pire!
 
 
Avant de faire le grand saut, on profite du bateau pour visiter les alentours avec le masque et le tuba

 
 

 

 

 
 

 


Voilà, un dernier petit tour sur une île et retour à Caracas avant le grand départ tant redouté…

 

 Un dernier verre en attendant l'avion... un peu nostalgique...

 

 
 
 
La salle d'embarquement plutôt originale! (Ben oui, l'aéroport se résume à une piste...)

 

 

 

La tour de contrôle... 

 

Mais comme dit le proverbe, toute bonne chose à une fin… et on a jamais autant su, que ce jour-là, ce que ce proverbe voulais dire…

C'était le plus beau voyage de notre vie…

Enfin… pour l'instant, affaire à suivre!

 



Publié à 11:33 le 8/10/2007 dans Carnet de voyage Vénézuela
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De Santa Marta à Caracas

Après El Parque Nacional de Tayrona, il nous reste peu de temps. Deux options s'offrent alors à nous. Soit on choisit de rester un peu plus longtemps en Colombie et donc un peu plus longtemps dans le parc, soit on file au Venezuela, pour profiter d'un archipel dont on a entendu parler, et qui à l'air plutôt sympa. On choisit donc la seconde option.

 

Nous prenons donc un bus direct de Santa Marta à Caracas. Nous passons la frontière sans encombre contrairement à ce que nous pensions (Le Venezuela ne porte pas la Colombie dans son cœur … on ne se demande pas pourquoi…). On en profite pour changer les pesos colombianos que nous avons, et il s'avère que le bon plan dont on nous avait parlé est bien vrai!

Explication: Au Venezuela, il est impossible d'acheter des devises étrangères de manière officielle. Du coup, un énorme marché noir s'est créé, qui rachète le dollar ou toutes autres monnaies à un taux bien supérieur à sa valeur réelle. Bref, en gros on gagne le double, ce qui nous a permis de gagner la modique somme de $400… de quoi enjoliver la fin des vacances!

(Pour info pour ce qui souhaite partir en vacances pas cher au Venezuela, venez avec le maximum de liquide en Euros ou Dollars ou avec la monnaie du pays limitrophe, et changez-le soit à la frontière terrestre, soit à une des personnes dans les rues principales de Caracas, comme Savana Grande, qui cri "Euros, Dollares …!!!" le taux proposé est en général proche du double du taux officiel. N'allez surtout pas dans une agence officielle, il y en a très peu de toute façon. Et de manière générale les gars dans la rue qui changent de l'argent sont réglos. )

 

Bref, du coup à notre arrivée à Caracas, nous en profitons pour se payer le must des chambres d'hôtel avec jacuzzi dans la chambre s'il vous plait! Plutôt agréable comme vous pouvez vous l'imaginer. Et on s'offre également un billet d'avion pour Los Roques, archipel situé à environ 300 km au Nord de Caracas.

Merci M. Chavez d'avoir une telle politique monétaire!!!

 

On ne s'éternise pas à Caracas mais nous avons eu tout de même le temps d'avoir un aperçu de cette ville gigantesque.

Le centre: plutôt riche, il est constitué de beaucoup d'immeubles plus ou moins classe, mais ce qui le caractérise le plus, ce sont ses centres commerciaux. Il y en a absolument de partout, apparemment on pourrait traverser la ville en passant juste d'un centre commercial à un autre… waouh! Désolé, on n'a pas testé.

Le centre est entouré de collines sur lesquelles s'entassent des bidonvilles. Ils sont donc omniprésents et la poudre aux yeux envoyés par le centre ville, est vite estompée dès qu'on lève les yeux. Mais contrairement a ce qu'on pourrait penser, on a trouvé à ces bidonvilles un certain charme (au niveau visuel seulement, ne nous méprenons pas.) Le jour, de nombreux quartiers regroupent des petites maisons en dur toutes recouvertes d'une peinture de couleur différente et très vive. La nuit, n'ayant que très peu de lampadaires pour éclairer les rues, chaque maison est dotée d'une petite lanterne à faible puissance qui donne un côté presque féerique aux collines. (Dommage que ça ne soit pas pareil lorsqu'on s'en approche…)



Publié à 11:26 le 1/09/2007 dans Carnet de voyage Vénézuela
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